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Action pour dénoncer la complicité sanglante entre la Suisse et Socar

Le 17 décembre, nous avons bloqué l’entrée de l’une des filiales de Socar – Socar Trading SA – à Genève pour dénoncer la participation active et néfaste de cette entreprise, qui réalise la plus grande part de son chiffre d’affaires en Suisse, dans le conflit sanglant qui a opposé l’Azerbaïdjan et l’Arménie dans la région du Haut-Karabagh. ALINE BRESSOUD

Pendant plusieurs mois, un conflit armé entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie s’est déroulé dans la région du Haut-Karabagh. Ce conflit a tué des milliers de personnes, dont de nombreux civils, et a contraint de nombreuses autres personnes à fuir. Ce conflit a aussi été le théâtre de nombreux crimes de guerre. Pourtant la Suisse n’est pas tout à fait étrangère à ce conflit.

LE RÔLE DE LA SUISSE
Depuis de nombreuses années, la Suisse a en effet permis à l’entreprise Socar de développer ses activités sur son territoire au point que Socar réalise aujourd’hui plus de 76% de son chiffre d’affaires total en Suisse. Or, Socar est l’une des plus importantes compagnies pétrolières et gazière d’Azerbaïdjan. En mains de l’Etat, elle permet à l’Azerbaïdjan de compter sur des revenus importants issus du pétrole. Ces ressources financières ont ainsi permis à l’Etat d’Azerbaïdjan d’investir massivement dans l’armement et de financer une armée moderne qui, additionnée à l’aide matérielle des puissances telle que la Turquie et Israël, lui a permis de remporter la victoire.

UNE PROPAGANDE MILITARISTE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX
Mais outre sa participation active dans la politique d’armement massive de l’Etat d’Azerbaïdjan, Socar s’est également impliquée d’une autre manière dans ce conflit. En effet, tout au long du conflit, cette entreprise n’a cessé de distiller la haine contre les Arméniens et publier de la propagande militariste et guerrière en faveur de l’armée azérie sur les réseaux sociaux. C’est pourquoi, nous avons manifesté devant l’entrée de Socar Trading SA pour dé-noncer cette situation qui est d’autant plus problématique que la Suisse en tant qu’Etat dépositaire des Conventions de Genève ne devrait pas tolérer qu’une telle entreprise s’enrichisse massivement sur son territoire.